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Habituée de ce type d'enquête à grande échelle, la Fondation Roi Baudouin a interrogé 2.000 citoyens-patients sur leur vision de l'avenir de leur système de soins. L'enquête a été confiée au Pr Elchardus (VUB). Dans un proche avenir, certains répondants seront "confrontés" à des décideurs et la FRB va poursuivre le dialogue dans une dizaine de villes. 500 répondants devraient y prendre la parole. Via le site Internet de l'Inami, chacun pourra aussi s'exprimer à propos des balises pour l'avenir.L'intégralité des résultats figure sur le site de l'Inami.Nous nous tiendrons dans le cadre de l'e-Jdm à quelques réponses surprenantes voire inquiétantes :1. " un nombre élevé de répondants souhaite que le style de vie soit pris en compte pour les remboursements. 37 % estiment, par exemple, qu'en cas d'accidents liés à la consommation de drogues, une responsabilité personnelle plus importante devrait être prise en compte. " 2. la fraude sociale est un vaste sujet de préoccupation. Ainsi, par exemple, une forte minorité (43 %) n'approuvent pas l'affirmation selon laquelle il y aurait peu d'abus en matière d'incapacité de travail. Une part substantielle des sondés pensent que l'incapacité de travail est parfois la porte ouverte aux abus. A peu près 60% estiment que beaucoup de personnes touchant des indemnités de maladie pourraient en fait encore travailler et 75 % souhaitent que les employeurs et les entreprises consentent plus d'efforts pour remettre les personnes au travail. 3. près de 50 % estiment qu'offrir un traitement onéreux (50.000 euros) à un malade en phase terminale - avec des perspectives de prolongation de vie limitées - est difficile à justifier. 4. Le système entraîne la satisfaction du public en général mais des critiques se sont fait jour : " difficultés de compréhension quant à la facture hospitalière, informations insuffisantes sur le traitement, délais d'attente pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, honoraires des spécialistes, offre et prestations de services dans les maisons de repos. " 5. 20% (et 30% des personnes malades) craignent de tomber dans la pauvreté à cause d'une maladie. Une personne sur cinq postpose des soins. 6. Il n'y a pas de consensus sur la question de la maîtrise des coûts. Les traitements les moins chers sont bienvenus mais " 50 % des personnes interrogées disent être prêtes à payer davantage pour continuer à avoir directement accès au spécialiste ". 7. L'adhésion à l'informatisation des données de santé semble massive : " 99 % sont favorables au fait que leur médecin traitant puisse consulter des informations sur leur état de santé via un réseau. 42 % estiment qu'aucune autorisation spécifique n'est nécessaire contre 57 % qui pensent que si. 85 % des personnes souhaitent pouvoir consulter par voie électronique les données sur le coût. 74 % désirent aussi des informations en ligne sur le rapport qualité/prix des différents hôpitaux.