Actuellement, de plus en plus de patients se suivent un traitement oral contre le cancer. Ce type de thérapie présente des avantages, mais il génère également certaines difficultés comme des problèmes d'observance et de gestion des effets indésirables.

Afin de sécuriser la prise en charge médicamenteuse, l'équipe pharmaceutique de l'Institut de cancérologie de l'Ouest Paul-Papin dans la ville d'Angers en France, a mis en place des consultations pharmaceutiques à l'initiation de ces traitements. "Les objectifs sont multiples: meilleure observance, analyse pharmaceutique, renforcement du lien ville-hôpital", précisent les auteurs de l'étude.

La première étape a consisté à rencontrer les professionnels de santé impliqués dans le parcours de soin afin de définir la place, les objectifs et les patients ciblés par cette consultation pharmaceutique: tous les patients sous témozolomide et ceux initiant une chimiothérapie orale autre (problème d'observance, d'interactions, etc) ont été retenus. C'est une équipe pluridisciplinaire composée de quatre pharmaciens et de deux internes qui a pris part à cette étude.

En une année, 65 consultations pharmaceutiques ont été réalisées dont 23% ont entrainé une intervention pharmaceutique. La durée moyenne de consultation était de 34 minutes.

Pour les auteurs, "les consultations pharmaceutiques tendent à sécuriser la prise en charge médicamenteuse: analyse pharmaceutique, apport d'outils, temps dédié et personnalisé. À terme, l'objectif est d'accompagner le patient tout au long de son traitement via des consultations de suivi, en collaboration avec les pharmaciens d'officine grâce au lien ville-hôpital établi. Une équipe pluridisciplinaire optimise le parcours de soins du patient".

Ces résultats ont paru dans les Annales pharmaceutiques françaises, en ligne le 14 août, et dans l'édition papier daté de septembre 2019 (77(5):426-34).