...

Troisième laboratoire à prendre cette lourde décision, le géant pharmaceutique Roche a décidé lui aussi de ne plus fournir ses médicaments aux hôpitaux publics grecs. Certains de ces hôpitaux étatiques accusent pas moins de quatre années de retard de paiement. Loin d'être naïf, le laboratoire a bien compris que ces retards ne seraient sans doute jamais honorés et qu'il lui fallait prendre sans plus attendre des mesures drastiques. En instaurant ce barrage, Roche ne met néanmoins pas les patients grecs dans l'embarras, puisqu'il a décidé de continuer à faire confiance aux pharmaciens du pays. Les livraisons aux officines grecques ne seront donc pas interrompues, mais au contraire intensifiées afin de permettre aux patients d'avoir toujours accès aux traitements nécessaires. Seule conséquence - de taille - pour le patient : il devra désormais payer le plein tarif. Roche n'exclut d'ailleurs pas d'étendre cette action à d'autres pays. Les problèmes de paiement concernent également les hôpitaux publics italiens et portugais. Si ces derniers n'essuient pas rapidement leurs dettes, ils risquent bien de subir le même sort que leurs confrères grecs.