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Comme décidé par une loi de 1973, les pharmacies doivent être détenues par des pharmaciens. La personne du pharmacien en tant que responsable de l'officine est donc particulièrement importante. Louis Ide constate néanmoins que la réalité du monde officinal ne colle pas vraiment à ce principe. 12,85 % des pharmacies belges sont détenues par des mutualités (20,28 % en Wallonie, 8,6 % en Flandre). La pharmacie se profile de plus en plus comme un investissement. Ce qui est en soi assez logique, mais qui a pour effet négatif d'empêcher les jeunes pharmaciens débutants d'acquérir une officine. Les officines finissent donc aux mains des grandes chaînes. Modèle anglo-saxon L'Europe exerce une pression particulièrement forte pour sortir les médicaments des officines et les déplacer vers d'autres canaux de vente. Le modèle anglo-saxon est dangereux parce qu'il nie totalement l'expertise des pharmaciens. Dans sa proposition de résolution, Louis Ide demande donc que le gouvernement continue d'insister sur l'importance du rôle du pharmacien et prenne des mesures dans ce sens. Il plaide également pour empêcher l'influence des mutualités sur le monde officinal. Ce compartimentage appartient de plus en plus à une époque révolue et la réalité actuelle va à l'encontre de ce modèle. Le député souhaite aussi que le gouvernement s'oppose à la formation de chaînes et mette sur pied une taskforce spécifique au sein de l'UE afin de faire du lobbying pour le modèle belge et mettre un terme à la publicité pour les médicaments. Il veut qu'une action ferme soit menée contre tous les types de médicaments qui sont actuellement vendus dans les grandes surfaces.