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Professeur en Informatique médicale à la VUB et superviseur du projet, Marc Nyssen précise l'état d'avancement de son bébé. " Le jour où les médecins prescriront les médicaments, traitements et autres soins de manière électronique approche à grands pas. A l'heure actuelle, nous avons même deux mois d'avance sur le planning initial ". Cas fictifs Grâce au financement du Comité d'assurance de l'INAMI, un projet-pilote baptisé " Recip-e " peut enfin être mis sur pied. La même asbl se retrouve aux commandes, sous la tutelle des représentants des principaux groupes de prestataires de soins - médecins, pharmaciens, dentistes, kinés et infirmières. Objectif du projet : concevoir un système national de prescription électronique qui ne se limite pas aux seules prescriptions pharmaceutiques. Si ces dernières doivent constituer le premier volet du projet, le système devra ensuite également intégrer rapidement d'autres types de prescriptions de soins, notamment les prestations des kinés, des infirmières ou des biologistes cliniciens. Moins d'erreurs, plus d'échanges La prescription électronique entend faciliter la vie des médecins, des pharmaciens, mais aussi des patients. Autant dire que les attentes des différents acteurs concernés sont plutôt élevées. Ce nouveau mode de travail vise à mettre fin à tous les problèmes classiques liés aux erreurs d'écriture et de lecture des prescriptions et permettre de réduire les erreurs de posologie. Quand le médecin prescripteur sélectionne un médicament, il peut automatiquement voir la partie de la notice consacrée à la posologie. A lui alors de l'adapter ou non aux besoins du patient. Ce système permet aussi au médecin de ne taper qu'une seule fois les renouvellements d'ordonnances, puisque l'ordinateur les générera ensuite aux moments opportuns. Soins de première ligne Ces dernières années, le projet semble avoir conquis de plus en plus de partisans. Plusieurs médecins et pharmaciens ont ainsi déjà exprimé dans les médias leur volonté, en tant qu'acteurs de première ligne, de rattraper leur retard sur les hôpitaux en matière d'informatisation. L'évolution IT a bien sûr véritablement explosé sur différents terrains, mais son implémentation dans chacun des secteurs doit être réfléchie individuellement. En tant que communauté séparée, l'hôpital dispose de ses propres standards et offre aux médecins et prestataires de soins sa propre infrastructure. Au niveau des soins de première ligne, la situation n'est clairement pas comparable.