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Comme chaque année, l'Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH) sonde ses jeunes pour prendre le pouls de leur état de santé et de leurs comportements en la matière. Quelque 1.200 Hennuyers âgés entre 9 et 17 ans se sont ainsi une nouvelle fois pliés à l'exercice du questionnaire, doublé d'une mesure du poids et d'une éventuelle prise de sang. Collectées entre 2004 et 2009, toutes ces informations sur le poids, le cholestérol, l'alimentation, l'exercice physique ou encore les différentes addictions, ont ensuite été croisées avec la situation socio-économique des familles - revenus professionnels de la famille, type de famille (monoparentale, recomposée, biparentale), catégorie socioprofessionnelle du père, filière scolaire. Publiés dans le " Carnet de bord de la santé des jeunes 2010 ", les résultats dessinent quelques tendances lourdes. Consommation médicamenteuse Comment se sentent donc les jeunes Hennuyers ? Pas hypocondriaques apparemment : 9 garçons sur 10 et 8 filles sur 10 se déclarent en effet en bonne santé. Ce qui ne les empêche pas - un ado restant un ado - de se plaindre fréquemment de l'une ou l'autre douleur. 40 % des jeunes déclarent ainsi souffrir régulièrement d'au moins deux problèmes de santé, et bien davantage du côté des filles (56 %) que des garçons (26 %). Au sommet de ces grands tourments, on retrouve les maux de tête (75 %), de ventre (74 %) et de dos (61 %). Une tendance douloureuse qui se reflète d'ailleurs au niveau de la consommation médicamenteuse, les antidouleurs restant de loin - comme en 1997 - les comprimés les plus avalés (31 %). Avec une nette différence entre les sexes : plus de 4 filles sur 10 consomment régulièrement des antidouleurs, soit deux fois plus que leurs condisciples masculins. " Entre 1997 à 2004, la consommation des médicaments chez les jeunes restent stable de manière générale ", détaille le Dr Christian Massot, l'un des auteurs du rapport. " La seule évolution statistiquement significative concerne la consommation des somnifères, qui augmente de 3 à 5 %. Cette tendance à la hausse peut être mise en relation avec la piètre qualité de sommeil exprimée. Un jeune sur 4 affirme ainsi éprouver fréquemment des difficultés pour s'endormir. Ils sont également un quart à se réveiller souvent pendant la nuit. "Une balance lourde de sens Un ado insomniaque mais aussi mal dans sa peau. En 2004, presque 1 fille sur 2 et 1 garçon sur 4 ne sont pas satisfaits de leur corps. Cette insatisfaction est fortement liée à l'obésité, elle-même étroitement connectée aux facteurs socio-économiques. En 2009, un peu plus d'un quart des Hennuyers affichent un poids excédentaire, avec une progression davantage marquée chez les garçons. Et si la grande majorité des jeunes en surcharge pondérale (90 %) souhaitent maigrir, 27 % des garçons et 60 % des filles affichant un poids tout à fait normal avouent eux aussi vouloir se délester de quelques kilos.