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Les dispositifs médicaux sont une petite planète à part entière. En Europe, ils représentent un groupe de quelque 500.000 produits répartis entre 22.500 entreprises. Un business en plein boom qui n'a pas échappé aux autorités européennes, qui planchent actuellement sur une nouvelle législation. " La période de retour sur investissements est très courte dans le cas des medical devices, puisqu'on dispose précisément de 18 mois ", explique David Bouchez, consultant à l'Unamec, l'association professionnelle des dispositifs médicaux. " Le monde des medical devices est en outre particulièrement compétitif. Et les produits eux-mêmes ont une longue durée de vie. Nous produisons déjà des valves cardiaques qui peuvent rester facilement trente ans dans le corps. " Avant leur arrivée sur le marché, ces produits doivent passer avec succès le test des études cliniques. " Rien que mener par exemple une étude en double aveugle ou placebo s'avère déjà extrêmement difficile. Imaginez-vous le cas d'une valve cardiaque vitale... La plupart des dispositifs médicaux se placent dans le corps, ce qui représente un défi supplémentaire. " Les medical devices connaissent un délai de développement beaucoup plus court que les médicaments. La procédure de développement et de lancement sur le marché doit être bouclé en sept ans. " Le nombre d'études cliniques en Belgique pour les medical devices a augmenté de façon assez spectaculaire, mais en réalité, elles n'étaient encore que de 37 l'année dernière, soit 10 de plus qu'en 2007. " Bouchez n'est pas partisan de regrouper les études cliniques pour les médicaments et les dispositifs médicaux. " Un système centralisé serait contreproductif ", estime-t-il. " Le risque de goulets d'étranglement serait en outre bien trop important. Je suis par contre plus en faveur d'une banque de données centralisée. "