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Du côté francophone, Jacques Brotchi (MR) n'a pas manqué de le rappeler dernièrement au ministre wallon de l'Enfance Jean-Marc Nollet (Ecolo). Au niveau fédéral, le sénateur Louis Ide (N-VA), soutenu par six confrères, a lui aussi remis sur la table sa proposition de loi déposée l'année dernière et restée depuis lettre morte. " Nous savons que l'allaitement reste la meilleure option, mais dans certaines situations, il faut pouvoir offrir une autre solution aux jeunes mamans ", expose-t-il. " Il existe suffisamment de directives qui garantissent la qualité de ces préparations pour nourrissons. Mais les conseils avisés d'un médecin et d'un pharmacien demeurent indispensables pour offrir une garantie optimale sur la qualité et le bon usage de ces laits pour nourrissons. "Grandes surfaces Louis Ide s'est dit furieux de la manière dont ces laits pour bébé étaient vendus dans les drogueries et les grandes surfaces, sans la moindre connaissance. " A ce point qu'aujourd'hui, dans la distribution classique, du lait de riz est par exemple vendu comme s'il s'agissait de lait. Un acte dangereux et inconcevable. " Mais le sénateur reconnait aussi l'existence d'une barrière tenace qui guide les actes d'achat des jeunes mamans : le prix. Acheter leur lait dans des supermarchés plutôt qu'en officine leur permet souvent d'épargner quelques euros. " Nous devons veiller au maintien d'une 'barrière salutaire' qui empêche les mamans d'opter trop rapidement pour ces préparations pour nourrissons. Mais prendre également en compte cette 'mauvaise' barrière générée par le prix de vente de ces laits en pharmacie. "Aligner les prix Les signataires demandent donc non seulement au gouvernement de confier la vente exclusive de ces laits aux pharmaciens afin de garantir une sécurité alimentaire maximale, mais aussi d'examiner comment les prix du lait premier âge pourraient être fixés au même niveau que ceux du lait de suite, soit comment fixer un prix qui soit démocratique.