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Cette enquête, dont les résultats ont été récemment publiés dans l' American Journal of Health-System Pharmacy, a recueilli l'avis de 1.968 pharmaciens actifs au sein d'établissements hospitaliers importants (ou moyennement importants). Il en ressort que l'intégration des pharmaciens hospitaliers et leur impact sur la politique médicamenteuse a aujourd'hui atteint sa vitesse de croisière, et que cet apport est particulièrement apprécié des médecins spécialistes. En 2001, 55,5 % seulement des médecins hospitaliers prenaient en compte les conseils du pharmacien quant à l'administration des antibiotiques ; neuf ans plus tard, ce pourcentage est passé à 98,1 %. Une tendance similaire s'observe pour les antalgiques, les questions de posologie et les traitements anticoagulants (65,9 % vs. 98,9 %, 72,7 % vs. 99,3 % et 73,2 % vs. 98 %). Les principales raisons qui poussent les médecins à s'adresser au pharmacien sont, par ordre d'importance décroissant, l'adaptation des doses, des informations sur un médicament, la pharmacocinétique, les antibiotiques et les anticoagulants. Par ailleurs, les pharmaciens hospitaliers sont convaincus que leur contribution et leurs conseils avisés favorisent le bon usage des médicaments et le respect des recommandations cliniques, contribuent à garder les coûts sous contrôle et améliorent le pronostic des patients. Le pharmacien hospitalier joue également un rôle manifeste dans la gestion des infections : dans près de la moitié des établissements de grande ou moyenne taille, ils font partie de l'équipe chargée de juguler et de combattre les infections nosocomiales.