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L'UCF-Que Choisir a elle aussi envoyé un patient mystère prendre la température dans quelque 648 officines françaises. Souffrant d'un prétendu état grippal, l'enquêteur avait pour mission d'acheter de l'aspirine et un médicament contenant de l'ibuprofène. Résultat : seules 52 % des officines ont signalé le risque d'interaction entre ces deux molécules (risque d'ulcère et d'hémorragie dans le tube digestif), 10 % évoquant ce risque uniquement après une question du patient sur la posologie. 38 % des pharmaciens se sont donc contentés d'obtempérer sans sourciller à la demande du patient. Et même en cas de conseils donnés, ces derniers n'étaient pas toujours justes ou pertinents. Trois revendications Pour mettre un terme à cette opacité des prix et à ce manque de concurrence, l'UFC formule trois revendications. Elle prône l'interdiction de la publicité sur l'automédication auprès du grand public en dehors des lieux de vente. Elle insiste aussi pour qu'un encadré consacré aux interactions à éviter et aux contre-indications principales figure sur toutes les boîtes des médicaments accessibles sans ordonnance. Enfin et surtout, elle exige la vente des OTC dans les grandes surfaces et parapharmacies, sous la surveillance impérative d'un pharmacien diplômé. Selon les calculs de l'association des consommateurs qui se base sur les modèles italiens et portugais, cette libéralisation des produits OTC permettrait de diminuer leur prix moyen de 10 à 15 %.