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Cette possibilité concerne des médicaments soumis à prescription destinés au traitement d'un certain nombre de maladies aiguës courantes mais bénignes, comme les conjonctivites, les cystites ou les angines, précise l'Ordre des Pharmaciens français.D'après l'Ordre, les pharmaciens eux-mêmes sont ravis de cet élargissement de leurs compétences. La mesure devrait en outre contribuer à accroître l'accessibilité des soins et donc à résoudre le problème des "déserts médicaux", ces zones de France où les médecins sont rares et où les patients ne peuvent pas toujours obtenir une consultation dans des délais raisonnables.L'idée est que les pharmaciens bénéficient pour cette nouvelle mission d'une formation spécifique et fassent systématiquement rapport au médecin traitant.Au travers du syndicat des médecins de famille MG France, le corps médical s'est dit inquiet du risque d'erreurs de prescription, puisque le pharmacien n'a généralement qu'une vision partielle du patient. "Les pharmaciens ont le monopole de la délivrance des médicaments, les médecins - et notamment les généralistes - celui du diagnostic préalable à la rédaction d'une ordonnance", a rappelé le syndicat. "Sous prétexte d'une aide rapide, les patients vont se voir prescrire des médicaments sans examen clinique, sans diagnostic et sans connaissance des éléments médicaux de leur dossier."