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Les dépenses liées aux médicaments pour les enfants augmentent en moyenne de 9,8 % chaque année. Des chiffres adressés par la ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx en réponse à la question écrite de la députée Alexandra Colen (VB). Basées sur Pharmanet, ces données concernent donc uniquement les spécialités en officine publique et remboursées par l'Inami. Rotavirus et HPV L'augmentation spectaculaire de ces dépenses est due principalement à l'introduction du remboursement du vaccin contre le rotavirus (datant de fin 2006) chez les enfants de moins de 6 mois et de celui du vaccin contre le papillomavirus humain (fin 2007) chez les jeunes filles âgées de 12 et 15 ans. L'impact de ce dernier vaccin sur les dépenses de l'Inami s'est d'ailleurs encore considérablement renforcé fin 2008 avec l'élargissement de son remboursement jusqu'à l'âge de 18 ans. Selon la ministre, cette augmentation a également trait à l'intégration des " petits risques " pour les indépendants dans l'assurance soins de santé obligatoire. A lui seul, ce changement a provoqué une augmentation de 5 % des dépenses de l'Inami. Diagnostic précoce Onkelinx ajoute néanmoins que le diagnostic plus précoce de maladies comme les allergies et l'asthme chez les enfants a permis d'améliorer le suivi et l'accompagnement. La forte consommation de médicaments joue également un rôle dans cette augmentation des dépenses. La ministre de la Santé publique ne nie pas qu'il existe encore une surmédicalisation pour certains médicaments, comme les antibiotiques. Elle espère ainsi que de nouvelles campagnes publiques et destinées aux médecins et pharmaciens seront développées à l'avenir pour promouvoir une prescription plus rationnelle. Antidépresseurs Une autre question de la députée Colen - posée fin 2010, mais étant jusqu'alors restée lettre morte - concerne la consommation des antidépresseurs chez les enfants, et plus particulièrement celle des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Durant la période 2004-2009, les dépenses liées aux anti- dépresseurs chez les enfants ont diminué de 43,5 %, soit une diminution annuelle moyenne de 10,8 %. D'après la ministre, cette baisse s'explique probablement par les avertissements internationaux sur le risque accru de suicide chez les enfants et adolescents sous antidépresseurs.