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Les pharmaciens occupent une place centrale dans la distribution de ces comprimés. " Le choix du pharmacien comme point de distribution a un objectif clair ", commente le docteur Van Bladel. " En concertation avec le médecin, il sait en effet pertinemment les médicaments pris par son patient et peut détecter une interaction éventuelle avec les comprimés d'iode. " Plus l'enfant est jeune, plus il est sensible aux effets de l'iode radioactif. Une prise correcte des comprimés d'iode est donc plus que nécessaire. Chez les très jeunes enfants, un surdosage est dangereux car il peut provoquer une hypothyroïdie. La dose maximale est donc fixée à un quart de comprimé pour les enfants de moins de 1 mois. La prise de comprimés d'iode chez les personnes de plus de 40 ans ne fait par contre pas l'unanimité. Les effets secondaires indésirables peuvent en effet être plus importants que les avantages, certainement dans les zones pauvres en iode comme la Belgique où le fonctionnement de la glande thyroïde est souvent déréglé. " Le risque de cancer de la thyroïde augmente avec l'âge, tout comme le risque d'effets secondaires ", poursuit le docteur Van Bladel. Des effets secondaires légers comme des rougeurs, des maux de tête et des nausées sont négligeables. " Mais les personnes âgées ont un risque d'hyperthyroïdie. Le médecin doit donc examiner au préalable - et donc avant l'incident nucléaire éventuel -l'historique de son patient et lui expliquer ensuite ce qu'il devra faire en cas de crise. Le pharmacien a l'avantage d'avoir une vision sur l'état actuel du patient et peut donc, en cas de risque présumé d'effets secondaires, le renvoyer vers son médecin ou un spécialiste. Le groupe le plus complexe reste les femmes enceintes d'un certain âge qui doivent impérativement consulter leur médecin. "