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En Ukraine, la législation sur les médicaments antidouleurs est sans conteste l'une des plus sévères au monde. A tel point que certains patients atteints d'un cancer choisissent de mettre fin à leurs jours plutôt que de devoir encore endurer d'intolérables souffrances. La morphine n'y est pas disponible sous forme orale et les patients n'ont droit qu'à une dose de 50mg par jour de morphine injectable, même en cas de prescription d'une dose de 4 grammes par un spécialiste. Selon les chiffres avancés par Human Rifhts Watch, 100.000 Ukrainiens endureraient cette douloureuse situation. En appliquant cette loi, l'Ukraine va à l'encontre des directives de l'OMS qui stipulent qu'en cas de besoin, les patients ont le droit de recevoir des antidouleurs pour diminuer leur douleur. Prise dans le cadre de son action pour réprimer l'usage illégal des stupéfiants, cette réglementation restrictive ne prend pas en considération les besoins en stupéfiants pour raisons médicales. En outre, elle n'aurait qu'un faible impact sur le marché illégal. Enfin, s'agissant de patients atteints de cancer à un stade avancé, le risque de dépendance ne peut certainement pas être invoqué. Selon l'OMS, on ne peut imposer aucune dose maximale : seule la lutte contre la douleur doit compter.