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C'est une bonne chose que Manu Beuselinck ait repris le flambeau et continue le travail. Je lui souhaite bonne chance ! ". Patrik Vankrunkelsven sait mieux que quiconque que Manu Beuselinck va devoir livrer une véritable bataille de David contre Goliath pour atteindre son but. " En mettant sur les boîtes de médicaments le nom des molécules actives en plus gros caractères que le nom de marque, on augmente aussi le soutien et la confiance du patient envers les médicaments bon marché. On améliore du coup aussi la compliance et donc la santé du patient ", soutient le député Beuselinck. DCI La proposition de Beuselinck a déjà gagné un sérieux terrain maintenant que la DCI n'en finit plus de prendre du galon jusqu'à être proclamée obligatoire par le gouvernement. Actuellement, le nom de marque d'un médicament reste le seul point de référence du patient. Mais en inscrivant le nom de la molécule en grand sur l'emballage, l'accent serait davantage mis sur la molécule que sur le nom de marque. " Quand le pharmacien doit délivrer une autre marque de la même molécule que le médicament pris habituellement par le patient, cela peut entrainer des confusions ", affirme Beuselinck. " Certains patients sont mêmes réticents à recevoir une autre marque. Le suivi thérapeutique en souffre, ce qui peut déboucher sur des erreurs, comme une double prise médicamenteuse ". Infructueux Beuselinck est au courant que Vankrunkelsven n'est pas parvenu à obtenir gain de cause, même s'il ne se rend pas vraiment compte du nombre d'efforts infructueux menés par son prédécesseur. Il y a deux ans, Vankrunkelsven invitait tous les piliers du Parlement pour débattre de sa proposition dans une réunion à huis clos afin de parvenir à une solution constructive. " Ce qui ne s'est jamais produit ", répond Patrik Vankrunkelsven. " Pharma.be n'y était clairement pas favorable et s'est battu bec et ongles contre cette proposition. Avec succès. Mais encore une fois, je ne peux que souhaiter bonne chance à Manu Beuselinck... "Bonus Beuselinck veut également stimuler bien davantage la prescription bon marché. " Aujourd'hui, on ne fait que le strict minimum en matière de prescription bon marché ", souligne-t-il. " Mais je suis convaincu qu'un incitant positif pourrait avoir plus d'effets. Nous avons pour le moment un malus, qui devrait selon moi être complété d'un bonus. Ce bonus se financerait seul du fait des économies engrangées par l'augmentation de la prescription bon marché. Il pourrait par exemple être utilisé pour la pension des médecins. "