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Les investigateurs ont initialement procédé à une revue systématique de la littérature récente (2016-2018), ils ont extrait les données pertinentes des 36 essais randomisés contrôlés retenus (11.930 patients, 94% de femmes, âge moyen 48 ans) puis les ont soumis à une méta-analyse en réseau (technique permettant au sein d'un arsenal thérapeutique donné, de positionner un traitement par rapport à ses concurrents en termes d'efficacité et de tolérance/acceptabilité). Dans le cas précis l'investigation portait sur des traitements approuvés par la FDA, soit la duloxétine 60 et 120 mg (huit essais), la prégabaline 150, 300, 450 et 600 mg (sept essais) et le milnacipran 100 et 200 mg (11 essais) ainsi que sur l'amitriptyline toutes doses (dix essais), traitement non approuvé mais très largement utilisé. Ce travail indique que par rapport au placebo: ? l'amitriptyline est significativement associée à une réduction des troubles du sommeil et de la fatigue ainsi qu'à une amélioration de la qualité de vie ; ? la duloxétine 120 mg est significativement associée à la plus grande amélioration en terme de douleur et de dépression ; ? tous les traitements évalués sont associés à des taux d'abandon plus élevés, à l'exception de l'amitriptyline qui s'assortit d'un risque inférieur à celui du placebo. La leçon à tirer de ce travail est que tous les traitements n'ont pas la même efficacité et que le choix de l'agent le plus adapté aux manifestations prédominantes du tableau clinique est probablement l'approche qui a le plus de chances de succès.