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Notre grande enquête 'Qui-êtes vous, pharmacien ?' incluait un vaste chapitre 'mobilité', dont nous présentons les résultats dans cette édition. Vias Institute les complète avec des données concernant la population générale.La plupart des pharmaciens (57%) possèdent deux voitures dans leur ménage, contre seulement 25% dans l'ensemble de la population belge. 30% des pharmaciens qui ont répondu à notre sondage n'en ont qu'une et seul 1% n'en a pas (vs. 11% dans l'ensemble de la population belge).Neuf répondants sur dix disposent d'une voiture personnelle, sept sur dix ont un vélo et 13% un vélo électrique - ces chiffres sont semblables pour tous les Belges. Le vélo électrique est très populaire dans la tranche d'âge 45 - 64 ans. D'après les résultats, faire du vélo est plus populaire en Flandre : huit néerlandophones sur dix déclarent posséder un vélo contre la moitié chez les francophones. 16% des pharmaciens néerlandophones possèdent un modèle électrique pour 6% de francophones.Revenons à la voiture qui reste le moyen de transport préféré (lire plus loin) dans toutes les tranches d'âge, tant pour les déplacements privés que professionnels. Un peu plus de la moitié des répondants (52% par rapport aux 70% de l'ensemble de la population belge) parcourt moins de 15.000 kilomètres par an. Près d'un tiers (34% par rapport aux 17% des Belges) parcourt entre 15.000 et 25.000 kilomètres, et 14% (13% des Belges) dépassent ce kilométrage. Les pharmaciens parcourent donc en moyenne plus de kilomètres que le Belge moyen.Dans le premier groupe (moins de 15.000 km), on trouve 59% de femmes et 39% d'hommes. Ces derniers sont deux fois plus nombreux que les femmes (20% contre 11%) dans la catégorie 'plus de 25.000 km'. Les pharmaciens hospitaliers parcourent plus de kilomètres en voiture : un sur cinq se classe dans la catégorie la plus élevée (plus de 25.000 km).La moitié des pharmaciens ayant répondu à notre enquête ont acheté une voiture neuve, contre 58% pour l'ensemble de la population belge. Un quart roule avec une voiture d'occasion, un sur trois pour la population belge. Un pharmacien sur cinq se déplace avec une voiture de société (contre 10% de la population belge) et ceci concerne principalement les pharmaciens à partir de 35 ans, plus particulièrement les (co)titulaires (29%) et, dans une moindre mesure, les pharmaciens hospitaliers (12%).La grande majorité de ces voitures roulent au diesel (50%) et à l'essence (44%). A peine 4% des répondants ont acheté une voiture hybride, et moins de 1% une électrique.Si on examine la manière dont les pharmaciens se déplacent, on remarque que la voiture occupe la première place. Du côté flamand, on marche autant que l'on fait du vélo, surtout pour les déplacements privés. Les transports en commun sont peu empruntés : seul un pharmacien flamand sur dix les utilise pour les déplacements liés au travail, contre un quart des francophones. Le bus ou le train est pris souvent à des fins privées. La moto affiche un score très faible pour les deux types de déplacement. C'est compréhensible puisqu'à peine 3% des répondants possèdent une moto.Nous avons voulu savoir si vous aviez été impliqué dans un accident de la route ces cinq dernières années. 15% ont malheureusement répondu par l'affirmative. Parmi les réponses, il y avait principalement des jeunes de moins de 35 ans (22%). Les pharmaciens hospitaliers ont également eu moins de chance (19%) que les employés titulaires (17%), les pharmaciens adjoints (13%) et les (co)titulaires (12%). Il y a probablement un rapport avec le fait d'être repris dans la catégorie des pharmaciens qui parcourent le plus de kilomètres en voiture.Les déplacements dans le trafic sont parfois sanctionnés d'une amende. Plus d'un tiers des pharmaciens ayant participé à l'enquête (34%) se sont vus infligés une amende de la circulation. C'est plus que la population belge où un conducteur sur cinq (21%) a été sanctionné l'année dernière.Les infractions les plus souvent commises sont une vitesse excessive (79%), un stationnement gênant (23%) et l'oubli du disque de stationnement ou du ticket de parking (19%). Pour le stationnement gênant, les 65 ans et plus (50%) et les jeunes de moins de 35 ans (30%) l'emportent haut la main. La vitesse excessive est flagrante dans toutes les tranches d'âge, avec à nouveau les 65 ans et plus en première ligne (83%). Un élément positif : aucun répondant n'a été sanctionné pour une conduite sous influence.Examinons la mobilité dans l'environnement proche des pharmacies d'officine. Pas moins de 37% des pharmaciens proposent un parking à leur clientèle, 44% n'en ont pas. A noter qu'un pharmacien sur cinq a indiqué que cette question n'était pas pertinente, les pharmaciens hospitaliers et de l'industrie ayant eux aussi participé à l'enquête.Six pharmaciens sur dix qui ne disposent pas de parking indiquent que leurs clients rencontrent des difficultés pour se garer à proximité de la pharmacie. Un petit 40% estime que la commune ou la ville n'investit pas assez dans l'infrastructure routière pour garantir l'accessibilité à leur pharmacie. Pour neuf pharmaciens sur dix, les quartiers piétonniers ont un impact sur l'accessibilité : limité pour 18%, assez important pour 41% et grand pour 30%. L'impact n'est d'ailleurs pas nécessairement négatif.