L'université de Mons vient de se doter d'un formidable outil logé dans l'ancien monastère des Visitandines: son musée, le MUMONS, s'est installé dans la chapelle et ses bibliothèques facultaires ont investi le cloître.

L'équipe du MUMONS a déjà plusieurs projets pédagogiques à son actif: elle est à l'origine du pendule de Foucault à la collégiale Sainte-Waudru, de l'expérience de Fizeau (mesure de la vitesse de la lumière) au Beffroi et d'une exposition sur les plantes médicinales en 2016. Elle dispose désormais de son propre espace muséal.

La première exposition, "Entrez, c'est ouvert!" (visible pendant un an), retrace la riche histoire de ce lieu qui, au fil des siècles, a notamment servi à un monastère (dès 1650), une prison et aux archives de l'Etat. Ces multiples affectations lui ont rarement permis d'être ouvert sur le monde extérieur, aujourd'hui, c'est chose faite puisque le musée s'adresse à tous.

Dans la crypte où l'on trouve encore les plaques funéraires des soeurs qui ont vécu en ces lieux, l'histoire de l'ordre de la Visitation est racontée via des objets (magnifique portrait de Saint François de Sales en broderie dorée) et la projection d'un film.

Dans le corps de la chapelle, un étage a été astucieusement créé tout en laissant largement place à la lumière qui baigne littéralement l'espace. On y explique la construction du monastère et la vie des Visitandines, mais aussi le contraste entre la vie pieuse et humble des soeurs et le faste de l'Eglise dont témoignait la décoration baroque (aujourd'hui disparue, au gré des aléas de l'histoire et autre incendie). A l'étage, c'est le passé pénitentiaire et celui dévolu aux archives de l'Etat qui sont mis en valeur. On y apprend par exemple qu'outre ces affectations, la chapelle a aussi servi de temples luthérien et anglican, de musée de peinture...

Cette première exposition est consacrée à la découverte du lieu, mais les suivantes présenteront la richesse des collections de l'université de Mons (cartes, incunables, instruments scientifiques, collections géologiques et entomologiques...). La prochaine, intitulée "Éclairs de génie", abordera par exemple la conquête de l'électricité.

Cloître bibliothèque

Attenant à la chapelle, le cloître du monastère a lui aussi fait l'objet d'une profonde rénovation pour accueillir et réunir en un même lieu les bibliothèques de la plupart des facultés de l'université de Mons. Depuis la rentrée de septembre, les étudiants ont accès à cette nouvelle bibliothèque sise dans un lieu impressionnant d'harmonie et de quiétude. Elle sera accessible aux visiteurs du musée les dimanche et jours fériés.

Cet ensemble muséal, pédagogique et universitaire a ainsi trouvé un écrin hors du commun qui séduit par la réussite de cette réaffectation architecturale.

Mumons, Place du Parc, 24 à Mons, lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 10 à 17 h, dimanche et jours fériés de 14 à 17 h, mumons@umons.ac.be, 065-37.22.15

//mumons.be

Pour visiter les collections en ligne: //mumons.be/collections

Crevé, claqué, vanné...

Question Santé édite une brochure sur les fatigues contemporaines: 'Mais pourquoi tant de fatigue(s)? '

Si la fatigue est une plainte récurrente depuis longtemps déjà, l'épidémie du Covid-19 n'a fait qu'accentuer le problème. "Apportant dans son sillage des manifestations de nouvelles fatigues, (le Covid-19) a permis de mettre en évidence à quel point il peut être difficile (et fatiguant) de s'adapter à de nouvelles conditions de vies contraintes. Cette période a également été l'occasion, pour beaucoup, de réfléchir au poids des normes, aux pressions qui s'exercent sur nous et qui, au final, pourraient expliquer ces lassitudes, ces fatigues faisant, désormais, partie de notre vécu", peut-on lire dans 'Mais pourquoi tant de fatigue(s)? ', édité par Question Santé.

L'objectif n'est pas de donner des clés pour mieux dormir, mais bien plus "d'ouvrir la réflexion sur nos vies mais, aussi, sur nos libertés, nos désirs d'autonomie, notre souci d'être nous-mêmes et de sortir parfois des chemins balisés, des obligations diverses, désormais devenues trop lourdes à porter".

Pour ce faire, appel est fait au regard des historiens et des sociologues. "En effet, ils montrent que les manifestations liées à la fatigue, mais aussi ses causes, tout comme la reconnaissance de ceux et de celles qui disent en souffrir, ont évolué au fil des siècles: nos fatigues ont des origines, sociétales et individuelles, qui ne sont pas ou plus celles de jadis".

Cette publication à lire en ligne s'interroge aussi sur la place du sommeil dans notre société vouée au culte de la performance et sur le rôle de nos rythmes effrénés et de nos obligations multiples sur le sentiment de fatigue.

Comme d'aucuns qui espèrent (ou espéraient) que la "vie d'après" soit différente et remette en cause les conditions de vie d'avant la crise sanitaire, cette publication se demande aussi s'il ne faudrait pas "en profiter pour écouter nos fatigues et ce qu'elles ont à nous dire avant qu'elles nous consument?".

https://questionsante.org/wp-content/uploads/2021/10/20210923_broch_maispourquoitantdefatigues_bd_cs.pdf

L'université de Mons vient de se doter d'un formidable outil logé dans l'ancien monastère des Visitandines: son musée, le MUMONS, s'est installé dans la chapelle et ses bibliothèques facultaires ont investi le cloître. L'équipe du MUMONS a déjà plusieurs projets pédagogiques à son actif: elle est à l'origine du pendule de Foucault à la collégiale Sainte-Waudru, de l'expérience de Fizeau (mesure de la vitesse de la lumière) au Beffroi et d'une exposition sur les plantes médicinales en 2016. Elle dispose désormais de son propre espace muséal. La première exposition, "Entrez, c'est ouvert!" (visible pendant un an), retrace la riche histoire de ce lieu qui, au fil des siècles, a notamment servi à un monastère (dès 1650), une prison et aux archives de l'Etat. Ces multiples affectations lui ont rarement permis d'être ouvert sur le monde extérieur, aujourd'hui, c'est chose faite puisque le musée s'adresse à tous. Dans la crypte où l'on trouve encore les plaques funéraires des soeurs qui ont vécu en ces lieux, l'histoire de l'ordre de la Visitation est racontée via des objets (magnifique portrait de Saint François de Sales en broderie dorée) et la projection d'un film. Dans le corps de la chapelle, un étage a été astucieusement créé tout en laissant largement place à la lumière qui baigne littéralement l'espace. On y explique la construction du monastère et la vie des Visitandines, mais aussi le contraste entre la vie pieuse et humble des soeurs et le faste de l'Eglise dont témoignait la décoration baroque (aujourd'hui disparue, au gré des aléas de l'histoire et autre incendie). A l'étage, c'est le passé pénitentiaire et celui dévolu aux archives de l'Etat qui sont mis en valeur. On y apprend par exemple qu'outre ces affectations, la chapelle a aussi servi de temples luthérien et anglican, de musée de peinture... Cette première exposition est consacrée à la découverte du lieu, mais les suivantes présenteront la richesse des collections de l'université de Mons (cartes, incunables, instruments scientifiques, collections géologiques et entomologiques...). La prochaine, intitulée "Éclairs de génie", abordera par exemple la conquête de l'électricité. Attenant à la chapelle, le cloître du monastère a lui aussi fait l'objet d'une profonde rénovation pour accueillir et réunir en un même lieu les bibliothèques de la plupart des facultés de l'université de Mons. Depuis la rentrée de septembre, les étudiants ont accès à cette nouvelle bibliothèque sise dans un lieu impressionnant d'harmonie et de quiétude. Elle sera accessible aux visiteurs du musée les dimanche et jours fériés. Cet ensemble muséal, pédagogique et universitaire a ainsi trouvé un écrin hors du commun qui séduit par la réussite de cette réaffectation architecturale.