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"Parmi les 150 classes de médicaments, 24 classes sont responsables de 80% des dépenses en officine publique", pointe en préambule le rapport. Avec une croissance de 52,4%, la classe des vaccins antiviraux ("J07B"), est la classe ATC3 avec le taux de croissance le plus élevé. Cette forte croissance est liée à l'élargissement des modalités de remboursement des vaccins anti-influenza. Les classes dont les dépenses Inami nettes excèdent 100 millions d'euros en 2020 sont les immunosuppresseurs, agents antithrombotiques, hypoglycémiants à l'exclusion des insulines, antiviraux à action directe adrénergiques, inhalants et médicaments contre l'ulcère gastroduodénal et le reflux gastro-oesophagien (gord). Parmi les 166 classes, 12 classes sont responsables de 80% des dépenses pour les spécialités pharmaceutiques en milieu hospitalier. La classe des "autres cytostatiques" se trouve, d'année en année, en tête du classement. La classe des inhibiteurs de la protéine kinase vient en troisième position. Les médicaments pour le traitement des affections vasculaires de l'oeil, la classe S01L, arrive en quatrième position. "Les dépenses pour les immunosuppresseurs ("L04A") continuent, elles aussi, à augmenter et occupent, comme les années précédentes, la deuxième position. En 2020, les dépenses pour les trois classes en tête du classement s'élevaient à plus de 1,6 milliard d'euros, ce qui représente près de 60% des dépenses pour les spécialités pharmaceutiques dans les hôpitaux." Alors que la classe des immunosuppressants occupe la deuxième position dans le top "80% des dépenses médicamenteuses dans les hôpitaux", elle occupe la première position dans le top "80% dans les officines publiques" (433,5 millions d'euros en 2020). En dépit de l'arrivée des biosimilaires, en 2020, MORSE observe de nouveau une hausse de 6,2% des dépenses. 2020 a vu de nombreux reports de soins en raison de la pandémie Covid. Du coup, les dépenses de médicaments ont baissé. "La croissance nette des dépenses pour les patients ambulatoires qu'on a pu observer en 2017, 2018 et 2019 diminue en 2020. Les dépenses hospitalières totales continuent quant à elles d'augmenter, ce qui fait que la courbe fortement ascendante des dépenses qu'on a pu observer en 2017, 2018 et 2019 s'en trouve quelque peu aplatie." En 2020, année de l'apparition de la pandémie Covid-19, le nombre d'admissions diminue en deçà de 1,6 million par an (soit une diminution de 12,1% en 2020 par rapport à 2019) et le montant moyen par admission s'élève à 83,06 euros." En 2020, les dépenses pour les spécialités pharmaceutiques remboursables en officine publique étaient de 2.718 millions d'euros (94%) contre 167,3 millions d'euros (6%) pour les "autres" prestations pharmaceutiques remboursables comme les préparations magistrales, divers honoraires (honoraires de garde, honoraires pour la délivrance de méthadone, oxygène...), la nutrition médicale, certaines prestations dans le cadre des trajets de soins diabète et insuffisance rénale chronique (tigettes et lancettes, glucomètre, tensiomètre) ainsi que la méthadone pour sevrer les drogués. Le top 6 des dépenses de préparations magistrales est lié à l'honoraire pour la fonction de pharmacien de référence, l'autosondage, les honoraires et forfaits oxygène, l'intervention spécifique contraceptifs, et l'alimentation diététique. "Les dépenses de l'Inami pour les préparations magistrales en 2020 s'élèvent à environ 65 millions d'euros. Ce montant est comparable aux dépenses en 2017, 2018 et 2019. L'intervention personnelle du patient dans le coût des préparations magistrales s'élève à 17,2 millions d'euros pour 2020. Les dépenses sont comparables à celles en 2019." Parmi les préparations magistrales c'est le carbonate de calcium sous forme de gélules qui est le plus souvent prescrit, et cela tant pour 2017, 2018 et 2019 que pour 2020. En deuxième position, on trouve la délivrance de pansements en tant que tels (qui ne sont pas vraiment des préparations magistrales). MORSE constate en 2020 une augmentation importante des dépenses pour les contraceptifs remboursables à 13,8 millions d'euros qui concernent 267 millions de DDD et 578.000 patientes. Cette évolution à la hausse est due à l'extension d'une intervention dite "spécifique" relevant l'âge du droit au remboursement. La pilule du lendemain est en forte augmentation liée à cette même extension de droit qui permet son remboursement quel que soit l'âge.